Jaw Ketchup Sa dernière sortie lui aura coûté trop cher.

Sa dernière sortie lui aura coûté trop cher. Adepte des « attaques » réputées pour leur pertinence, Jaw Ketchup s’est voulu frotter cette fois à des rappeurs qui apparaissent comme des porte-voix de la jeunesse. La liberté de ton dont il a usé pour dénigrer le groupe « Keur Gui Crew » a sonné la fin de l’histoire d’amour entre le satiriste et beaucoup de ses suiveurs. Et à justes titres.

Le jeune satiriste a certainement oublié que c’est grâce à son humour si beaucoup sont devenus ses « followers » sur les réseaux sociaux. Le choix de ses thèmes à développer n’a jamais été remis en cause tant que les sujets tournaient autour des politiciens véreux ou des faits de société.

Quand Jaw Ketchup se trompe de cibles

Loin d’être un chroniqueur de la trempe d’un Pape Alé Niang, Jaw Ketchup défraie souvent la chronique avec ses analyses des faits divers. Tant qu’il s’agissait de mettre le curseur sur les tares sociales, politiques et économiques du pays, le chroniqueur humoriste était applaudi et les commentaires qui suivaient ses prestations révélaient des appréciations unanimes. On lisait souvent à son propos « il a raison sur ceci », « oh qu’il est courageux sur cela » ou encore « il est vraiment un porte-parole du peuple ». Par exemple, quand Jaw Ketchup s’en prend à Farba Ngom parce qu’il ne peut pas réciter correctement une sourate, ou bien lorsqu’il ridiculise les filles faisant des démonstrations obscènes au rythme de « Na bagage yi dougg », on retient deux choses : l’humour qui nous fait marrer et la pertinence du message qui nous invite à une autocritique.

Cependant, cette audience ne devrait signifier que Jaw Ketchup avait carte blanche de railler tout et tous. Jusque-là, il a épargné les chefs religieux et pourtant il y a beaucoup de sujets de raillerie à leur encontre. Qu’est-ce qui l’en empêche ? Voilà une question simple à répondre et la réponse suffira pour comprendre la colère de la jeunesse suite à la dernière sortie de Jaw contre les rappeurs intitulée « Les Door Kat au cœur ». Si les hommes religieux ont une immunité qui fait que le chroniquer-humoriste les épargne, le groupe « Keur Gui Crew » en a eu depuis leur dernier tube « Sai-sai au cœur ». Pour la jeunesse, cette sortie de Jaw est un synonyme de trahison pour quelqu’un qui apparaissait comme porte-voix de la couche qu’il était censé représenter. Accuser les rappeurs de « chantage » ou de « surenchère » pour traduire son terme « door kat » c’est vraiment s’aventurer dans un champ de mines.

Il suffit de faire un petit saut sur sa page Facebook pour mesurer l’ampleur des conséquences de sa bêtise, pardon, de son intrépidité. La différence entre Jaw et les rappeurs, loin de faire toute comparaison entre les deux groupes qui ne boxent pas dans le même ring, c’est que les rappeurs n’existent pas que sur les réseaux. En sus de cela, ils n’ont aucune connexion avec les tenants du pouvoir, fût-ce le fils du président ou du ministre de l’intérieur. Jaw Ketchup devrait s’inspirer de l’humoriste polémiste français Dieudonné ou encore de Mamane de la radio RFI dont les attaques, malgré leur nature frontale, sont difficilement réfutables même par ceux qui en sont la cible. S’il en est incapable, qu’est-ce qui l’empêcherait de se limiter à l’humour tout court comme le grand Kouthia.

« Sai-Sai au cœur » : le cœur de la polémique

Le groupe « Keur Gui Crew » est seulement attaqué du côté du pouvoir suite à son dernier morceau musical. Ce qui montre que leur acte a obtenu l’approbation des presque tous les jeunes. Pourtant, à bien y regarder, rien n’est nouveau sous le soleil. Le même message est à trouver dans le morceau sorti en 2015 et intitulé « Diogoufi ». Dans ledit morceau, ces rappeurs se désolaient de la situation avec un vocabulaire extrêmement lourd : « des arrivistes au pouvoir », « gouvernement fainéant sans vision », « gâchis permanent », et j’en passe. Bien avant eux, le rappeur Pacotille (que Dieu ait son âme), faisait un constat plus que sombre de celui qui était pourtant plébiscité au suffrage universel de 2012. Pacotille dont nul n’ignorait la proximité avec les Wade écrivit sa chanson « Le Féticheur » dans lequel il dit à l’endroit : « il est féticheur, il est pâtissier, manipulateur, avec ses bêtisiers ». Tel un témoin à charges, qui a vu et vécu des histoires avec le maquis, il usait d’un niveau de langage tel que mêmes les radios privées n’osaient mettre le son.

De même, le rappeur Gaston a sorti un morceau intitulé « Ounkou » après l’arrestation de la chanteuse Amy Collé pour charger le pouvoir en place. Ainsi pouvons-nous dire que le vocabulaire des rappeurs engagés n’a jamais changé quand ils décident de lancer un message aux autorités. Si donc le groupe « Keur Gui Crew » fait parler de lui c’est à cause du vocable « saay saay ». Ce terme divise les Sénégalais car si d’aucuns y voient un manque de respect, d’autres par contre pensent que c’est loin d’être une insulte. Loin d’être un académicien en langue Wolof, je peux donner mon avis à ce propos.

Quand j’étais enfant, il arrivait qu’on entendît que tel est un « saay saay » parce qu’il était auteur de faits pas très catholiques. Par exemple, une enfant pouvait aller se plaindre parce qu’untel lui aurait parlé des affaires « saay saay ». Pour eux, tout ce qui touchait au champ lexical d’amour était perçu comme tel. Aussi, combien de fois n’avions-nous l’habitude de dire que tel ami est un « saay saay » sur le terrain de Foot-ball parce qu’il se délectait de dribbler ces adversaires, surtout ses grands frères. Un « saay saay » par définition n’est rien d’autre qu’un trompeur, quelqu’un qui joue des mauvais tours ou qui fait des ruses pour arriver à une fin. Le vocable est loin d’être une insulte dans son sens étymologique, même s’il n’est pas toujours porteur d’un sens positif. Il ne manque pourtant jamais d’occasions de voir quelqu’un sourire en entendant cette expression à son endroit parce qu’il a réalisé un exploit. On ne peut dénombrer les ruses que le président a jouées à l’opposition et au peuple encore moins le nombre d’exploits qu’il a réalisés à la face de ses détracteurs en s’en délectant. Mais cela fait-il de lui un « saay saay » pour que Jaw Ketchu attaque le groupe des rappeurs ? La réponse est à trouver dans les « considérants » de la chanson « sais ai au cœur ».

senenews.com

VIDÉO: La mère de Coumba Gawlo répond à ceux qui parlent du célibat de sa fille

La chanteuse Coumba Gawlo Seck, malgré son succès et son âge, est jusqu’à restée célibataire. Une situation qui ne manque de faire couler de l’encre chez beaucoup de sénégalais. Certains vont même jusqu’à la critiquer sous prétexte qu’elle n’a pas envie d’avoir un mari.

Venue assister hier samedi à la soirée de sa fille aînée au Grand Théâtre, la mère de Coumba Gawlo Seck a fait savoir que le mariage est une question de destin et qu’en aucun cas la chanteuse n’a décidé de demeurer célibataire. « Tout vient à point nommer », a-t-elle lancé à l’endroit de ceux qui critiquent sa fille à tort.

Vidéo – Turquie : Insulté, Mbaye Diagne fait un crachat qui pourrait coûter cher à Kasimpasa

Auteur d’un crachat sur un adversaire, jeudi soir, l’attaquant sénégalais du club turc de Kasimpasa, Mbaye Diagne, actuel meilleur buteur en Europe (20 buts), risque jusqu’à quatre matches de suspension.

Ce devait être un match de rentrée sans histoire. Un premier match après une trêve hivernale de presque un mois, conclu par un stage de travail studieux à Antalya. Mais le huitième de finale aller de la Coupe de Turquie a mal tourné, jeudi soir, pour Mbaye Diagne. Dans les dernières minutes d’une rencontre qui s’est soldée par un résultat nul entre Alanyaspor et Kasimpasa (0-0), l’attaquant international sénégalais du club stambouliote (27 ans, 3 sélections) a craqué. Il a craché au visage de Georgios Tzavellas.

« Diagne ne pouvait plus supporter » les insultes
L’incident s’est produit hors du champ de vision de l’arbitre qui, une fois le coup de sifflet final donné, a fait appel au VAR pour revisionner les faits, captés par les caméras. Aussitôt après, il a semblé chercher le joueur, déjà rentré au vestiaire, sans doute pour l’expulser, comme le règlement l’y autorise. Mais aucune trace de carton rouge ne figurait après coup sur la feuille de match. Diagne ne devrait toutefois pas échapper à une sanction. Il risque jusqu’à quatre matches ferme de suspension dans un tel cas de figure.

Après la rencontre, ses dirigeants l’ont défendu, sans pour autant l’excuser. « Depuis le début du match, Tzavellas l’a insulté en visant sa famille. Diagne ne pouvait plus le supporter », a affirmé le directeur sportif de Kasimpasa, Nursal Biligini. « Je l’ai signalé à plusieurs reprises (à l’arbitre), a ajouté l’entraîneur Mustafa Denizli. Il ne s’est pas contrôlé. Voilà comment un bon match se termine par un mauvais geste. »

Absent lors du choc face à Basaksehir ?
Actuel meilleur buteur en Europe, avec 20 buts en Championnat, Mbaye Diagne pourrait manquer dans les prochaines semaines à son club, classé quatrième de Super Lïg. Le buteur sera déjà absent lundi (18 heures), face à Rizespor, en raison d’une accumulation de cartons jaunes. Mais ce pourrait être à nouveau le cas dans dix jours, lors du choc face au leader Istanbul Basaksehir. Déterminé à conserver son attaquant jusqu’en fin de saison, Kasimpasa n’a pas l’intention de recruter avant la fin du mercato pour pallier sa probable suspension.

(Vidéo) Sonko défie le procureur: «Qu’il m’appelle, je lui dirai dans quelle banque se trouve les 94 milliards

(Vidéo) – Sonko défie le procureur: «Qu’il m’appelle, je lui dirai dans quelle banque se trouve les 94 milliards

Ousmane Sonko, leader du parti « Pastef – Les Patriotes », est revenu sur le dossier des « 94 milliards » dans lequel lui-même pointe du doigt le Directeur des Domaines, Mamour Diallo. Mieux contrairement à ceux qui disent que le montant de 94 milliards F CFA n’a jamais été décaissé, l’opposant révèle encore que la moitié de la somme a bien été extirpée des caisses de l’Etat dans le cadre de cette affaire foncière. Sonko en profite pour lancer un appel au Procureur Serigne Bassirou Guèye, sous les vivats de son auditoire : « S’il veut mériter son salaire, puisqu’il pense être un procureur de Macky Sall et non celui de la République car Macky n’est pas la République, je l’ai saisi depuis le mois de mai dernier, qu’il ouvre le dossier. Je vais lui dire dans quelle banque ils ont ouvert le compte et le numéro du compte bancaire pour effectuer le virement des 46 milliards ! Nous avons en face de nous des voleurs qui s’empressent de crier au voleur. »
Senegal7 avec Exclusif (Djily Mbayang Mbaye)

Le leader de la Coalition Sonko président, Ousmane Sonko, a encore fait une révélation fracassante sur le scandale des 94 milliards. Révélation faite ce samedi, à l’occasion de son méga-meeting à la place de l’Obélisque. A en croire, M. Sonko, ils (Ndlr: Mamadou Mamour Diallo et Cies) se sont déjà partagés les 46 milliards. Le Président de Pastef d’ajouter qu’il connait la banque qui a payé l’argent ainsi que le numéro de compte. Regardez

El Hadj Diouf : « Le foot sénégalais ne peut se faire sans moi » [Vidéo]

« Entre des amis ou même de simples collaborateurs, il peut arriver qu’il y ait des accrochages, a posé l’ancien international, ce samedi à Bambey, en marge d’une finale de navétanes à laquelle il était invité. Le coach Aliou Cissé tout comme moi-même, nous sommes des hommes de tempérament. Il est vrai que c’est sorti du vestiaire (leur accrochage), mais le linge sale a été lavé en famille. »

Aujourd’hui, l’objectif qui doit mobiliser les énergies, de l’avis de Diouf, c’est la prochaine Can. « Nous allons vers la coupe d’Afrique, rappelle-t-il. Ce qui nous a souvent fait défaut c’est le manque de cohésion en équipe nationale. Heureusement, maintenant, ça va beaucoup mieux. L’objectif commun c’est d’aller décrocher la coupe d’Afrique en Égypte. »

Interpellé sur l’éventualité de le voir un jour sur le banc des Lions en tant que coach, El Hadji Diouf temporise : « Je rends grâce au Bon Dieu parce qu’on ne peut plus dissocier mon nom du football sénégalais. Le football sénégalais ne peut se faire sans El Hadj Diouf. D’ici peu de temps, on pourra parler de l’éventualité de voir El Hadj Diouf coach national. »